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Santé


De John Snow à la Covid-19, deux siècles, une relation : l’analyse spatiale et géostatistique

Si le secteur de la santé n’avait pas un recours systématique aux outils du Géomarketing, la pandémie actuelle l’a malheureusement largement favorisé. Le secteur s’est donc très vite doté de tableaux de bord et a fait appel à la cartographie pour structurer les analyses épidémiologiques, médicales et logistiques. Les collectivités territoriales notamment se sont munis d’outils pour gérer le sens des flux de transmission et élaborer des stratégies de sécurité telles que la distanciation sociale (et donc spatiale), les gestes barrières, le sens de déplacement, etc. La géographie dans ce cas, a été primordiale ; la preuve en est avec le dashboard de l’Université John Hopkins, l’application StopCovid, les cartes de la zone à 20-100-200 kilomètres autour du domicile et toutes les autres applications ad-hoc des municipalités pour organiser la distribution des masques par exemple.

Un peu d’histoire...

Nous ne pouvons pas évoquer le secteur de la santé sans parler de John Snow et de son analyse de diffusion du Choléra à Londres en 1854 à cause des eaux contaminées. La géolocalisation (la localisation manuelle en ce temps) des malades et des fontaines à eaux lui a en effet permis de trouver une relation sans équivoque entre les deux. Grâce à cette cartographie, il a pu déterminer que la maladie était dû à une densité plus importante de malades autour des puits. C’est un exemple connu, précurseur des analyses spatiales dans l’univers de la géographie de la santé. Le géomarketing s’est d’ailleurs fortement inspiré de ces techniques pour les appliquer aux autres secteurs d’activités travaillant avec des zones de chalandises, des densités de population, des oursins et autres outils d’analyse spatiale et géostatistiques.

Pour aller plus loin...

Le secteur de la santé utilisait les outils géomarketing notamment dans le cadre des plans de tournées des commerciaux, des médecins itinérants (médecins de campagne notamment) et des services du SDIS (pompiers). Organisation des itinéraires les plus rapides et les zones de chalandises pour définir des périmètres de travail sans cannibalisation étaient des fonctionnalités courantes.

En France, la “fracture sanitaire” est un terme en vogue pour évoquer le manque de service minimum dans les zones blanches d’un point de vue médical. Segmenter par spécialités médicales, des cartes choroplèthes (aplats de couleurs) sont dessinées pour mettre en exergue les zones cannibalisées (surreprésentées en nombre de médecins disponibles) et les zones blanches (sous représentées). Ceci est culturellement très important dans notre pays et fait d’ailleurs l’objet de politiques spécifiques.

Enfin, nous pouvons rappeler l’ensemble des pratiques mises en place pendant la période de la Covid-19 soutenue par des outils géographiques et cartographiques (Marketing territorial) avec les tableaux de bord, les applications logistiques de transports de vaccins ou de distribution de masques par exemple.

Des questions ? Nous sommes à votre écoute pour y répondre !